| Situation
Plan d'Orgon est situé aux
portes des Alpilles en venant du Vaucluse et de Cavaillon.
C'est l'accés principal depuis le Luberon
aux villages d'Eygalières et de Saint Rémy
de Provence. Le principal
intérêt de ce village est sa position stratégique qui permet
de rayonner très
facilement dans la région.
Le quartier du Plan faisait partie du territoire
d'Orgon mais ses habitants désiraient leur
indépendance.
Motifs : Eloignement des centres communaux et
administratifs. Progression toujours croissante de la population. Développement d'intérêts qui perturbe les
affaires municipales. Animosité entre les habitants d'Orgon et ceux du Plan.
1842 - Pour éviter les déplacements trop
pénibles à Orgon, le curé de la paroisse, accepte la construction
d'une chapelle dans la campagne.Onze ans plus tard, cette chapelle devient
paroisse Saint-Louis et un curé y est affecté. Vingt et un ans plus tard, à
cause de l'accroissement de la population, il faudra agrandir l'église.
Les
gens du Plan obtiennent la division du cadastre en deux sections : Orgon et le
Plan. Aux élections municipales, chaque communauté élit sa propre
liste.
4 mai 1884 - La liste de la commune d'Orgon, section
du Plan fut une liste de protestation. Les 7 membres jurèrent d'employer tous les moyens pour en arriver à la séparation du
Plan et d'Orgon. Ils furent secondés par M. Jauffret maire de Grans, et
descendant de la famille Mestre du Plan. Les résultats des élections municipales
du 4 mai 1884 furent défavorables aux habitants du Plan.
1885
- Denis Constant adresse une protestation au Préfet des Bouches du Rhône
et demande que soit effectuée une enquête administrative. Cette enquête
commencera à Orgon le 1er février 1885 et durera 15 jours. Pour faciliter les
dépositions des habitants, l'autorité supérieure scinde les opérations en 2
parties : 8 premiers jours à Orgon et les 7 derniers jours au Plan. Les
dépositions du Plan furent reçues aux écoles communales par M. Désiré Chaix,
instituteur. Sur 315 déposants du Plan, 309 affirmèrent leurs vœux de voir
leurs intérêts séparés de ceux d'Orgon. 6 propriétaires se déclarèrent
hostiles à l'érection du Plan en commune : Laurent Augustin, Dupin Gabriel,
Aubert Patrice, Gallas Gilles, Peyrol Jh et Gauthier Jh. Dans son rapport du
15/02/1885, M. François Payan, commissaire enquêteur, déclara que "cette
séparation n'était pas conforme aux vues de la majorité du pays et qu'il n'y
avait pas lieu de lui donner un avis favorable".
1913 - Une
pétition se manifeste à nouveau "La section du Plan placée dans ne situation
géographique admirable, dans une contrée essentiellement prospère au centre des
moyens de communication du canton, est appelée à en devenir l'une des communes
les plus importantes et, par conséquent, se trouvera en mesure de faire face à
ses besoins; Par ces motifs, les soussignés ont l'honneur de demander que la
section du Plan soit érige en commune distincte en conservant à la nouvelle
commune les limites territoriales de la section actuelle". Cette pétition
n'eut pas de suite.
6 août 1919 - Le conseil municipal envisage d'élever un
monument en l'honneur des "morts pour la Patrie" dans chaque section de la
commune, donc un à Orgon et un autre au Plan.
1923 - Le
Plan devient commune indépendante. Les orgonnais avaient toujours repoussé
avec énergie l'idée d'une scission; Mais, après la guerre de 1914 -1918, les
esprits paraissent apaisés et prêts à accepter l'inévitable. Le Plan, depuis la
moitié du siècle dernire formait une paroisse distincte de celle d'Orgon.
Le
territoire de la commune d'Orgon était divisé en dux sections : Orgon et le Plan
; Cette dernière avait déjà ses conseillers municipaux, une mairie annexe
(quartier des 4 chemins ; mercerie) ; un bureau de poste et des écoles.
Il ne
restait plus qu'à s'entendre à l'amiable. Par décret présidentiel du 27
juillet 1923, le Plan voit ratifier son indépendance.
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