| Ethymologie
Eyragues est un mot de basse latinité
dû à la juxtaposition de deux substantifs area aquae, d'ou aira aguae, airagues,
signifiant aire d'eau, allusion évidente au "marest" que formaient les lourons
de la plaine. Airagos, 1536 (Ant. de Arena) Airasgos (mercator, Bompart.) L'E.
initial apparaît au début du 17è siècle. Jusqu'en 1789 M. de Bionneau signait
d'Ayragues. La localité avait titre de ville ce qui lui conférait le droit
d'avoir un Curé gradué en théologie dans une des Universités du royaume et
d'être représenté aux assemblées du clergé.
Origines
Ce lieu est cité pour la première fois dans une donation que les frères
Ugolin, Pierre et Fulcon, fils d'Emenon, de Châteaurenard, font au monastère de
Lérins et, parmi les biens énumérés, on lit : pratum paludis de Airaga (Font de
Mourguet) acte daté du 14 avril 1094. Parmi les témoins figurent Imbert
d'Agoult, de Châtd, et Guillaume Azo, Ugo Niel, d'Eyragues. Dès lors les
titres se multiplient : du 3 Avril 1155, bulle du Pape Adrien IV qui confirme à
Géoffroi Evêque d'Avignon les possessions de son Église portant : "ecclesiam
sancti maximi de Airago" du 8 Juin 1197 bulle de Célestin confirmant aux frères
de la maison de Bon-Pas les biens dont jouit le couvent et qui contient ces mots
"molindinum e domos de Airaguae cum terris, vincis et alliis perti mensiis
suis.
Les
armoiries
Depuis 1688, tête de Saint Maxime en 1755, mitre, croix, crosse et sautoir
sur champ d'azur. Le 23 août 1789 le conseil vota un sujet nouveau plus conforme
à la topographie du lieu. " Un champ d'azur à la masse d'eau, arrachée et tigée
au naturel, flottant sur un marais flotté d'azur, accompagnée de trois fleurs de
lys de sinople, deux en chef, une en pointe, surmontée d'une banderole flottante
de pourpre portant la devise en français : L'Union me forma, l'union
m'embellira." L'année suivante les fleurs de lys firent remplacées en chef par
deux hydrophiles, gros insectes abondants dans les eaux stagnantes et
communément appelés cresto-anguielo. La devise devint : "Simili foedere mutata
virescunt" d'inspiration politique, car la bannière ainsi constituée fut portée
à Paris à la fête de la Fédération, le 14 juillet 1790...
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Régis Havond - Pixel-art
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