| Alphonse
Daudet
Né à Nîmes le 13 mai 1840, Alphonse Daudet fit
ses études secondaires à Lyon. Jeune provincial monté à Paris, il y connut des
débuts difficiles.
Il occupait le poste de secrétaire auprès du duc de Morny,
personnage influent du second Empire, quand celui-ci mourut subitement, en 1865:
cet événement fut le tournant décisif de la carrière de Daudet.
Dès lors, ce
dernier ne se consacra plus qu'à l'écriture, non seulement comme chroniqueur
—notamment au Figaro— mais aussi comme romancier.
C'est après un voyage en
Provence qu'il commença à rédiger les premiers textes des Lettres de mon
moulin. Daudet obtint de Villemessant, le directeur du journal l'Événement,
de publier en feuilleton ses Lettres pendant tout l'été 1886, sous le titre de
Chroniques provinciales.
Certains des récits de ce recueil sont restés
parmi les histoires les plus populaires de notre littérature: c'est le cas de
la Chèvre de M.Seguin, des Trois Messes basses ou de l'Élixir
du révérend père Gaucher.
Le premier vrai roman de Daudet, le Petit
Chose (1868), était largement autobiographique puisqu'il évoquait de façon à
peine romancée ses souvenirs de maître d'étude au collège d'Alès.
C'est
seulement en 1874 que Daudet aborda le roman de mœurs, avec Fromont jeune et
Risler aîné, qui fut suivi par d'autres romans du même type, comme
Jack (1876), le Nabab (1877), les Rois en exil (1879),
Numa Roumestan (1881) ou l'Immortel (1883).
Malgré son intense
activité de romancier et de dramaturge (il écrivit dix-sept pièces), Daudet ne
négligea pas pour autant ses travaux de conteur: en 1872, il créa son personnage
mythique, Tartarin de Tarascon, célèbre hâbleur dont les aventures se
déroulaient sur plusieurs volumes. Les Contes du lundi (1873), recueil de
contes sur la guerre franco-prussienne, témoignent aussi de son goût pour ce
genre et pour les récits merveilleux.
Alphonse Daudet est mort à Paris le 30juin
1942.
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